Clément Viktorovitch, docteur en science politique soucieux de vulgarisation dans les médias (France Info, Clique, Quotidien), sur internet (Twitch, Youtube) et en librairie (Le Pouvoir Rhétorique, Logocratie) apparait pour la première fois sur scène dans une fiction grinçante.
Il y incarne le conseiller en communication du Président de la République qui, après avoir été brutalement évincé, cherche à se venger. Son arme ? Une conférence dans laquelle il décide de dévoiler tous les secrets qu’ils ont utilisés pour conquérir le pouvoir…
Écriture : Ferdinand Barbet et Clément Viktorovitch
A travers ce spectacle, déjà 150 000 spectateur.ices ont pu s’emparer des outils de décryptage du discours et, au-delà, s’interroger sur les dégâts qu’une parole politique déloyale peut entraîner pour notre vie démocratique.
Pour beaucoup, ce spectacle a été vécu comme un acte de résistance citoyenne en dehors des luttes de partis ; un moment festif pour prendre conscience de l’ampleur des manipulations, faire vibrer notre indignation, conjurer l’isolement et la résignation.
En 2027 la France vivra son élection présidentielle. Peut-être la plus importante. Peut-être celle du basculement. Pour cette dernière tournée, Clément Viktorovitch nous propose une nouvelle version de L’art de ne pas dire adaptée au grand format des zéniths et des arenas. Dans ces lieux mêmes qui, au même moment, résonneront des discours de campagne des candidats, il nous invite à vivre un « anti-meeting électoral » pour célébrer notre désir de mobilisation citoyenne.
Face à la dégradation du débat public et à la toxicité des discours politiques, nous laisserons-nous faire si facilement ?
Une démonstration limpide et éclairante sur le creux abyssal des
éléments de langage, le tout agrémenté de jeux interactifs auxquels
les spectateurs participent sans hésiter, heureux de gamberger sur
les pièges de la parole politique.
Plus qu’un spectacle, il nous offre une conférence d’une
intelligence folle, sur la manipulation des puissants, nous rappelle
à quel point « les mots sont politiques », et qu’en les vidant de
leur sens, ils mettent la démocratie en danger. Brillant.
Ferdinand Barbet
Ferdinand Barbet s’est formé comme acteur au conservatoire de Lyon, puis
à l’ÉRACM (École Régionale d’Acteurs de Cannes et Marseille) dont il
sort diplômé en 2013. Il écrit, joue et met en scène des dizaines de
spectacles dont des classiques comme
Les Bacchantes d’Euripide, ou des textes plus contemporains comme
Fairy Queen d’Olivier Cadiot. Sa pièce
Zombies, Poèmes d’amour est parue aux éditions du festival En
Acte(s), et son texte Narcisse aux éditions de La Comédie de
Reims. De 2016 à 2019, il dirige à la Comédie de Reims (CDN) le
Collectif 17, composé de sept comédiens et comédiennes en résidence avec
qui il crée notamment le diptyque
Quelqu’un arrive et je ne me connais plus. Depuis 2019, il
intervient auprès des étudiants de L’ERACM pour former les comédiens
professionnels de demain.
Les livres
La rhétorique est partout. Dans les discours politiques comme dans les spots publicitaires. Dans
les réunions professionnelles comme dans les dîners de famille. Dans les entretiens d’embauche
comme dans les rendez-vous galants. Pas un jour ne passe sans que nous ayons à défendre une
idée, un projet, un produit ; et à nous protéger contre d’éventuelles fourberies. Que cela
nous plaise ou non, convaincre est un pouvoir. À nous d’apprendre à le maîtriser.
Et de savoir y résister.
Car la rhétorique n’est ni innée, ni inexplicable. Elle repose sur une technique, obéit à des
règles, mobilise des procédés, des stratagèmes, des outils. Dans ce traité accessible et
concret, ponctué d’exemples et de cas pratiques, Clément Viktorovitch nous en révèle tous les
secrets. Au fil des pages, il nous montre comment produire et décrypter les discours, mener les
débats et les discussions, déjouer les manipulations.
L’art de convaincre est un pouvoir trop grand pour ne pas être partagé !
Clément Viktorovitch est docteur en science politique. Il enseigne la rhétorique et la
négociation à Sciences Po depuis plus de dix ans. Il a dispensé ses cours à l’ESSEC, l’ENA,
l’École de Guerre, l’Université Paris 13. Pédagogue passionné, soucieux de vulgarisation, il
s’est fait connaître par ses chroniques dans les médias, où il analyse sans complaisance les
discours politiques.
Dans ce premier seul en scène intitulé L’Art de ne pas dire, Clément Viktorovitch interprète un conseiller trahi et congédié par le nouveau président de la République, qui lui doit pourtant sa victoire. Pour se venger, il organise une conférence dans laquelle il révèle les artifices d’un plan de campagne bien ficelé.
Si L’Art de ne pas dire est une pièce de théâtre, elle ne s’inspire de rien d’autre que du réel observable. Pour illustrer cette époque dans laquelle les responsables politiques ont distordu le rapport au vrai, elle s’accompagne ici d’un carnet de bord compilant et commentant les formules les plus ostensiblement fausses prononcées ces dernières années par des gouvernants en responsabilité. Page après page, ce qui se dessine, ce sont les Chroniques d’un saccage du langage, où l’on voit se dissoudre non seulement le sens des mots, mais aussi, peut-être, le fondement même de notre débat public.
Et si l’ère de la post-vérité nous avait fait entrer, en réalité, dans celle de la post-démocratie ?
« C’est en cela que nous nous sommes distingués de nos prédécesseurs. Eux cherchaient comment dire ce qu’ils allaient faire, tandis que ce que nous avons fait, nous ne l’avons jamais dit. »
Que se passe-t-il quand les discours du pouvoir cèdent à la déloyauté ? Quand les gouvernants ne cessent de mentir, sans jamais avoir à en payer le prix ? Quand la communication se permet de dire ce qui est faux, taire ce qui est vrai, et ne pas faire ce qui est dit ? Toutes les dérives deviennent possibles.
Ce livre démontre combien, loin d’avoir protégé la République française contre le déferlement mondial de la post-vérité, la présidence d’Emmanuel Macron l’y a au contraire précipitée. Il révèle comment la corruption du langage nous a plongés dans un exercice dévoyé de l’autorité, où les mots ne visent plus à éclairer le débat public, mais à l’empêcher.
Lorsque la parole officielle s’affranchit du réel, c’est la démocratie elle-même qui chancelle. Insidieusement, elle se pervertit en logocratie.
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